Rollo Greb Editions

Sub Divo

Sub divo

 

Après le Néant, la lumière divine s’évanouissait sur mon visage,

Bien moins qu’un présage, elle ne fut qu’un odieux mirage.

La Destinée me fait traverser ce fleuve que je ne connais point,

Déversant dans mon coeur un flot disjoint.

 

La métamorphose devait faire de moi cet homme-là,

Ne me rendant meilleur, elle m’accabla: je ne suis pas.

La fraicheur de cette nuit d’été me fouettait la figure,

Je me retournais, me débattais, rien ne vint à bout de ce mensonger azur.

 

Alors je priai pour ne jamais plus revoir

Cet instant qui ne représentait pour moi qu’un miroir,

Le reflet d’un autre qui m’inspirait souffrance

Mon Moi, une aberrance, ne souhaite que délivrance.

 

Je contemple. Sa présence. Que fais-je ?

Ma descente à la Géhenne, je voudrais qu’on l’abrège.

 

La métamorphose, mémoires flottant à travers cette nuit,

N’est-elle possible qu’après le toucher d’autrui ?

On m’a percé en plein coeur et maintenant je languis,

De ne voir s’opérer qu’un charma abatardi.

 

Silentium et Pacem.

 

Pierre Bouillé

 

 

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