Rollo Greb Editions

Le Vrai Lieu

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A LIRE EN ECOUTANT L’ENREGISTREMENT -QUI LUI DONNE SON SENS ENTIER- EN LIEN ICI-MÊME :

https://soundcloud.com/user-291127437/le-vrai-lieu-a-ecouter-en-lisant-le-texte-en-lien-dans-la-description

Seuls les mots en italique sont lus

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« Le vrai lieu,

il vit en l’aqueux, qu’il est lui-même en partie (comme nous).

Il a des mouvements de différentes qualités,

Qu’on peut apprécier seulement s’il remonte en surface nous en faire les dessins. »

TINDER : entre recherche de soi et plaisir égocentrique

Article-témoignage 1

TINDER : entre recherche de soi et plaisir égocentrique

ou comment l’orientation sexuelle ainsi que la société influencent notre choix

par Pierre Bouillé

En tant qu’application préférée des jeunes français, Tinder devait avoir quelque chose de spécial pour autant plaire. 

 

La logique de la « dating-app » est bien simple : des profils se présentent à nous, et en un coup vers la droite ou vers la gauche, il est possible de faire comprendre à l’autre qu’il nous plaît ou non. C’est d’ailleurs cet aspect assez consumériste que l’on reproche souvent à l’application : nous présenter des êtres humains dans une sorte de réification.

Pourquoi Tinder plaît-il autant ? Quels ingrédients conjuguer afin de plaire à la majorité ? J’ai mené l’enquête grâce à trois témoignages.

« Nous sommes, c’est tout. » – Fight Club

« Nous sommes, c’est tout. Nous sommes, c’est tout, et ce qui arrive arrive, c’est tout. »

 
T’es Joe, tu te réveilles, t’es nulle part, et tout ce qui te scrute, c’est la copie du monde, qu’on a passé au scanner sous tes yeux. Et ce flash aveuglant qui t’empêche de dormir, cette litanie que tu supplie de cesser, cette agonie ne se tait pas.
Quand on ne dort plus, on hallucine. On hallucine et ça donne ça.

Yes they can – l’élection de Trump

Mercredi matin. Je ne sais pas vraiment quelle heure il est. La tête dans le coaltar, je tâtonne dans le noir pour trouver mon portable. Je sais même pas pourquoi je fais ça. Un vague souvenir d’un imminent résultat historique, la promesse de me réveiller tôt pour savoir, tout en étant persuadée que je me rendormirai bientôt, en me disant « tu vois bien que c’était impossible ! ». L’écran s’allume. 5h11. Machinalement, j’ouvre mon fil d’actualité Facebook. Une actualisation plus tard, je vois la photo d’une foule et au milieu, cet homme à la touffe blonde platine. 94 % de chance de gagner.

Ces sectes qui nous oppressent

Si tu es un être vivant, alors pas de doute, tu en as déjà fait la connaissance. Dégoûté par la couleur de leur peau, écœurée par leur attirance sexuelle contre nature, agressé par leur apparence difforme, apitoyée par leur situation financière.
Dans le milieu, nous on appelle ça une secte. Et ne nous mentons pas; elles nous oppressent.

Le féminisme, à votre avis

Enquête de printemps sur le féminisme.

Ou vous décontenancer dans une bibliothèque et cerner vos dits entre guillemets pour laisser aux non-dits toute notre place dans ce premier article.

 

Le féminisme, c’est l’idéologie de « l’égalité hommes femmes »« Se revendiquer en tant que femme, ne pas se laisser enfermer dans un carcan ». Une manifestation pour conquérir les « droits » de la moitié des habitant.e.s de cette planète.

C’est surtout une définition qui semble tenir en une ligne chez les cibles de notre harcèlement étudiant, là où elle peine à se contenir dans nos six pages d’effusion. Être « prise à froid » (comme en témoigne la réaction légitime d’une gentille dame aux yeux très bleus) incite à condenser en l’expression d’une savante phrase hésitante toute la complexité que recèle le mot.  Et nous implique donc aussi.