Rollo Greb Editions

L’incandescence

Quand on ne sait que chercher, voilà que l’on trouve

Loin du friselis de l’eau, une allée paraissant douve

S’ouvrant sur l’éternité chatoyante d’un jour

L’imminence d’un instant semblant durer toujours.

Le firmament s’embrasait, une chose transparaissait :

Un halo de lumière incandescent dont l’ardeur

Doucement s’évanouissait dans un lit de fleurs.

De cet instant, rien ne reste, tout se perd :

Sauf elle.

La douce laissait vaguer ses pensées, chavirait.

De l’ombre elle faisait fi, son regard fixé

Au loin. Là où l’azur s’étalait en palette émeraude,

Là où l’éternité se chantait telle une ode.

« Rien ».

C’est à quoi elle divaguait : au néant, à l’inconstance.

Subjuguée par la beauté, l’incandescence vire à la nuance.

Tout s’efface, les émotions se confondent,

L’angélique se lève et vagabonde.

Plus qu’une ombre dans le royaume des Ténèbres,

Douce métaphore pour celle qui rappelle Minerve.

Pierre Bouillé

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